Cette décision "concerne l'ensemble des programmes, y compris ceux de la santé et de l'éducation qui, jusqu'ici, étaient épargnés par les mesures de restrictions budgétaires, notamment en matière de recrutement et de promotion du personnel", précise le journal, qui publie un document du Ministère des Finances adressé aux contrôleurs financiers auprès des ministères et des établissements publics, entre autres.
Sous l'effet de l'amenuisement des recettes pétrolières, mère-nourricière du budget de l'Etat, le gouvernement algérien avait décidé l'annulation de nombreux projets d'infrastructures programmés dans plusieurs régions du pays.
La nouvelle directive du Ministère des Finances n'épargne même pas l'acquisition de nouveaux véhicules par les différents services de l'administration.
"La directive de M. le Premier ministre relative au report de l'exercice 2016 de toute opération d'acquisition de véhicules est confirmée, y compris pour celles dont les crédits ont été déjà inscrits au titre du budget 2015", lit-on dans le "télex" du département des Finances daté du 4 août courant.
"Nous sommes loin des discours rassurants sur la santé financière du pays. Le télex signé par le directeur du budget de l'Etat vient de mettre les points sur les "i" et souligner la gravité de la situation", ironise +Liberté+, prédisant que les effets de la crise "risquent d'être plus visibles dans les mois à venir".
Alors que l'Algérie a besoin d'un baril à 110 dollars pour maintenir le rythme de ses dépenses, les prévisions de la Banque mondiale laissent présager un baril à 40 dollars à partir de 2016, en raison de la levée des sanctions contre l'Iran.
"Le retour à plein régime de l'Iran sur le marché mondial ajoutera à terme un million de barils par jour, faisant baisser les cours du pétrole de dix dollars par baril l'an prochain", indique la Banque mondiale dans un rapport publié le 11 août courant.