La magistrale huile sur toile du peintre Gharbaoui peinte en 1959 aura fait couler beaucoup d’encre.
Après avoir vu sa vente en enchères annulée à Paris le tableau avait été immobilisé par une décision de justice consécutive à une plainte au tribunal civil de ses anciens propriétaires.
Au final, la justice française a tranché et a débouté les velléités de récupération des plaignants.
Son dernier propriétaire marocain a été autorisé à le rapatrier au Maroc et l’œuvre a pu rentrer sans encombre à Casablanca il y a quelques jours.
Rappelons que ce tableau avait été mis aux enchères par la maison parisienne Million et adjugé au prix de 660.000 euros TTC soit un record historique pour une œuvre picturale marocaine.
La vente avait été annulée pour fausse identité bancaire de l’acquéreur qui s’était avéré être un plaisantin.
Comme si cela ne suffisait pas, d’anciens propriétaires du tableau avaient profité de sa présence dans la capitale française pour essayer de le récupérer par voie judiciaire.
Cette famille marocaine installée à Paris avait saisi le tribunal civil de leur ville pour faire valoir leurs droits ce qui avait abouti à une interdiction judiciaire de quitter le territoire du Gharbaoui.
La partie requérante arguait qu’elle avait vendu le tableau en question au défunt peintre Farid Belkahia qui ne s’était pas acquitté de la contrepartie promise à savoir deux de ses propres œuvres.
Les plaignants revendiquaient la propriété de l’œuvre même si Farid Belkahia l’avait vendu à une galerie casablancaise qui l’avait cédé au collectionneur l’ayant déposé à la fameuse vente aux enchères annulée à Paris.
Au final, tout est bien qui finit bien car l’interdiction de quitter le territoire a été levée par la justice française pour défaut de preuves et le Maroc a pu retrouver une de ses œuvres majeures.