Près de 475.000 migrants et réfugiés ont gagné l'Europe via la mer Méditerranée depuis le début de l'année, contre moins de 200.000 sur les douze mois de 2014, a indiqué vendredi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Parmi l'ensemble des réfugiés, l'OIM a recensé au moins 182.000 ressortissants syriens, soit près de 40% des réfugiés, dont des Irakiens, Afghans et Erythréens.
Bien que l'afflux des migrants ait tendance à ralentir, il y a eu une hausse de près de 9.000 de leur nombre depuis mardi dernier, jour de la précédente publication des chiffres de l'institution intergouvernementale.
Sur l'ensemble de l'année 2014, l'organisation, basée à Genève, avait comptabilisé un total de 197.940 arrivées en Italie, en Grèce, en Espagne et Malte. Mardi dernier, le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait appelé les pays membres de l'UE à prendre des "mesures plus audacieuses" pour faire face à la crise actuelle des migrants.
"Bien que la majorité des Etats membres soit en faveur d'une proposition plus ambitieuse pour accueillir de 120.000 personnes, un consensus final n'a pas été trouvé", a déploré la porte-parole de l'agence onusienne, Melissa Fleming.
La réunion, lundi, du Conseil européen des ministres de l'Intérieur a tenté en vain de faire passer la proposition de la Commission européenne visant à accueillir 120.000 réfugiés supplémentaires et de les répartir entre les différents Etats européens.
La Grèce reste, aux côtés de l'Italie, le principal pays d'arrivée des migrants et réfugiés fuyant les violences dans certains pays du Moyen-Orient et poussés à traverser la mer Méditerranée au péril de leur vie.
Une majorité d'Etats membres de l'UE s'étaient engagés lundi sur le principe d'une relocalisation des 120.000 réfugiés, mais il n'y a pas eu d'accord unanime sur ce mécanisme d'urgence proposé par l'exécutif. Des pays comme la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ne veulent pas y adhérer.