Née à Paris, de père algérien et de mère française, Claudine Mestari est d’abord une grande voyageuse. Avant de se poser à Marrakech en 2009, elle a parcouru le monde, au gré des activités professionnelles de son mari: Côte d’Ivoire, Mali, Algérie, Etats-Unis, Russie, Roumanie.
C’est curieusement dans ce dernier pays qu’elle découvre l’art des bouquets japonais, l’Ikebana. Sa passion pour cet art est telle qu’elle devient une spécialiste reconnue; elle expose ses réalisations en France tout d’abord, puis au Maroc où elle donne même des cours pour initier les femmes de Marrakech à cet art.

Claudine Mestari a par ailleurs d’autres cordes à son arc: la peinture, la sculpture… Et les costumes traditionnels marocains.
Poussée par son ami Benchaâbane, elle décide de les mettre à l’honneur grâce à une technique très particulière: à partir d’une photo, elle réalise ses œuvres "en relief". Les visages, les jambes, les bras, les pieds sont peints sur du cuir; les bijoux sont réalisés à partir de matériaux achetés au mellah; les cheveux sont en soie ou en laine.

Et les vêtements, tout en relief et drapés, sont en tissu, brodés le plus souvent de façon à être le plus fidèle possible au modèle. Un travail extrêmement minutieux qui demande des heures de labeur. Pour certains détails, Claudine mobilise même son mari. C’est lui par exemple qui est chargé de réaliser les instruments de musique en bois ou les cannes sculptées de certains personnages.

L’artiste a déjà exposé ses œuvres à Casablanca, Rabat, Zagora, El Jadida, Fès et Agadir. 18 de ses tableaux seront présentés au musée Sidi Mohamed Ben Abdellah d’Essaouira du 29 octobre au 29 novembre, à l’occasion du Festival des Andalousie. Claudine Mestari sera sur place jusqu’au 2 novembre pour accueillir les visiteurs.
