Le court-métrage marocain "Douar Soulima" (Le village du cinéma) d'Asmaa El Moudir a remporté le Grand prix du Festival international de Nouakchott de cette catégorie (Nouakshort film), clôturé mardi 27 octobre.
La fiction, dont le premier rôle est campé par le chevronné Driss Karimi, alias "Ammi Driss", traite du phénomène de la disparition des salles de cinéma, en essayant de développer une vision artistique renouvelée de cette problématique, portée par une manifeste recherche de créativité.
Tourné dans la ville de Benguerir et les régions avoisinantes, le film a été apprécié par le jury car il a plongé dans une question d'actualité non pas pour le cinéma au Maroc mais pour le 7e art de manière générale, a déclaré à la MAP le directeur du festival, Mohamed Ould Idmou.
La valeur de cette œuvre est de démontrer que le cinéma fera toujours montre de résilience tant qu'il y a des amateurs du grand écran, a-t-il dit, tout en se félicitant de la participation régulière des productions marocaines au festival, qui vient de souffler sa dixième bougie.
Lors de la cérémonie de clôture, le Grand prix de Nouakshort film a été remis au directeur du Centre culturel marocain à Nouakchott, au nom de la jeune réalisatrice.
Le deuxième prix de la compétition officielle du festival, organisé annuellement par la Maison des cinéastes mauritaniens, a été attribué au court-métrage égyptien "Printemps hivernal" de Mohammad Kamel.
Deux autres films marocains, à savoir "Le voyage dans la boîte" d'Amine Sabir et "La bergère" d'Amina Aglaz, étaient en lice cette année, aux côtés de productions venant d'Egypte, de Tunisie, de Bahreïn et du Soudan, invité d'honneur.
La dixième édition du Nouakshort film s'est distinguée par la projection de deux films mauritaniens controversés, à savoir "Extrémiste" du jeune réalisateur Sidi Mohamed Ould Cheiguer et "Tita, la vendeuse de la menthe" de Salem Dendou, qui signe la première production totalement mauritanienne.
En 2014, le Grand prix a été remporté par le court-métrage marocain "Sled" de Yassine El Idrissi, précédé, deux ans plus tôt, par son compatriote Abdellatif Amajgag pour son film "Vers une nouvelle vie".
(Avec MAP)