«Dès notre arrivée au Maroc, Yves Saint-Laurent et moi avons été fascinés part l’art islamique et nous avons décidé de le collectionner,» écrit Pierre Bergé, en préface au catalogue de la vente. Et il ajoute: «Nous l’avons fait avec passion et nous nous sommes entourés dans nos différentes demeures de tapis, de cuivres, de broderies, de cuirs, de tissus et de céramiques ».
Ce qui explique la qualité exceptionnelle des objets proposés: en tout, 275 lots qui, à 3 exceptions prêts, ont tous trouvés acquéreur. Et à des prix souvent très supérieurs aux estimations Ainsi ce magnifique Coran de la fin du 15ème siècle, estimé entre 3 et 4.000 euros qui est finalement parti à 38.000 euros.
Un diadème, estimé entre 6 et 8.000 euros a trouvé preneur à 44.000 euros. Et une très belle ceinture de mariée a été adjugée à 46.000 euros, pour une estimation entre 2 et 3.000 euros.
Sans oublier un caisson de plafond de Meknès, datant du 19ème, vendu 21.000 euros, soit 7 à 10 fois l’estimation de départ.
Mais le clou de la vente fut sans conteste la mise aux enchères d’une magnifique porte de mosquée ou de medersa du 17ème siècle, estimée entre 20.000 et 30.000 euros et qui, finalement, a été emportée par un heureux acheteur pour 75.000 euros!
Certes tous les lots n’ont pas atteints de telle sommes, mais une paire de fauteuils en ébène, provenant de l’Inde du sud et fabriqués au début du 19ème siècle a été adjugée à 15.000 euros, un miroir syrien du début du 20ème siècle à 10.500 euros et plusieurs tableaux sont partis entre 4 et 5.000 euros.
Un succès donc pour toute l’équipe d’Artcurial, maître Tajan en tête, et une grande joie pour Quito Fiero, le secrétaire général de la Fondation Les Jardins Majorelle qui ne manque pas de projets.
La vente a confirmé le goût exceptionnel d’Yves Saint-Laurent et de Pierre Bergé. Logique donc que la seule évocation de leurs noms, aujourd’hui encore, attire les connaisseurs…