Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière commise par le groupe de Da'ech au Liban et l'une des plus sanglantes depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Une première attaque revendiquée par le groupe jihadiste avait fait quatre morts en janvier 2014 contre un fief du Hezbollah.
Vendredi, les familles se préparaient à enterrer leurs morts alors que le pays observait une journée de deuil national avec notamment la fermeture des écoles publiques et privées.
L'attaque a eu lieu dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans la banlieue sud de Beyrouth.
Selon l'armée, deux hommes y ont successivement fait détoner leurs ceintures explosives et un troisième "terroriste" qui n'a pu faire exploser sa ceinture a été retrouvé mort.
Mais Da'ech, tout en parlant de deux attaques, a fait état d'un seul kamikaze. "Des soldats du califat ont réussi à faire exploser une motocyclette piégée garée contre un rassemblement de 'rafida'", terme péjoratif désignant les chiites, et "après que des apostats sont accourus sur les lieux, un des chevaliers du martyre a fait détoner sa ceinture explosive au milieu du groupe", a affirméle groupe.
Da'ech et le Hezbollah se font la guerre dans ce pays déchiré par un conflit de plus en plus complexe qui a fait depuis 2011 plus de 250.000 morts.
(Avec AFP)