La croissance rapide de la finance islamique peut devenir un facteur de stabilité en raison des notions de partage du risque et d’échanges basés sur des actifs tangibles, a souligné mercredi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), reprise par AFP.

"La finance islamique peut en principe devenir un facteur de stabilité financière car le partage du risque réduit le ratio d’endettement et les échanges sont adossés à des actifs tangibles donc entièrement garantis", a expliqué Lagarde lors d’une conférence sur la finance islamique.

"Les banques islamiques offrent également des contrats de partage des bénéfices et des pertes qui permettent de réduire les pertes et d’atténuer le risque de contagion dans le cas d’une crise du secteur bancaire", a-t-elle souligné.

Elle a nuancé que pour mieux se développer, le secteur devait améliorer son cadre réglementaire, notamment en uniformisant ses normes. Toutefois, elle a assuré que le FMI allait s’impliquer davantage dans la finance islamique, laquelle interdit la spéculation et l’intérêt, de même que les transactions à haut risque dont les jeux de hasard ou encore les ventes à découvert. D’après Christine Lagarde, les actifs du secteur ont dépassé 2.000 milliards de dollars avec près de 40 millions de clients dans le monde.