Ils frappent à la porte de l'immobilière, sans succès.
62 millions de DH est la valeur des titres en circulation que la Compagnie générale immobilière CGI n’a pas encore récupérés dans le cadre de son offre de retrait de la cotation.
La filiale du groupe CDG avait pris la décision, fin 2014, de quitter la bourse de Casablanca et avait présenté, en mai 2015, une offre de rachat de ses titres à raison de 725 DH l’unité.
Fin septembre 2015, la radiation de la société immobilière a été consommée. Pourtant, de petits porteurs n’avaient pas encore liquidé des titres en leur possession. La société avait 9,9% de son capital flottant en bourse alors que le plus gros était détenu par des institutionnels.
Selon des sources proches du dossier, des intermédiaires en bourse ont tenté à plusieurs reprises d’intercéder auprès de la société pour qu’elle récupère ces titres, sans succès.
Une information recoupée auprès de sources proches du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) qui soutiennent que le gendarme de la bourse n’a pas, lui non plus, pu liquider ce dossier. Les portes de l’immobilière demeurent hermétiques.
Notons enfin que l’usage bien établi dans les milieux financiers marocains, laisse toujours toute la latitude à la société radiée de procéder au rachat de ses titres en circulation même après l’expiration des délais. Le précédent SNI le prouve bien.
Cela est d'autant plus logique que tout détenteur de titre peut se présenter lors de l'assemblée générale des actionnaires pour faire valoir ses droits et contrôler les décisions du management. Une situation qui serait gênante pour la société filiale de la CDG qui a choisi de se replier sur elle-même le temps de panser ses blessures et restructurer son business.