Cette bombe a été confectionnée à partir d'une canette de limonade et de fil de fer, selon le numéro 12 du magazine, diffusé ce mercredi 18 novembre (voir photo publiée par Dabiq).
C'est la première fois que l'EI, qui avait dit être derrière le crash le jour même du drame, explique comment il a procédé.
Cette édition du magazine publié mercredi explique que le groupe a agi après avoir découvert une faille dans la sécurité de l'aéroport égyptien de Charm el-Cheikh, d'où a décollé l'avion avant de s'écraser dans le désert du Sinaï, causant la mort des 224 personnes à bord.
Le groupe publie une photo présentée comme étant celle de l'engin explosif, fabriqué à l'aide d'une canette de boisson gazeuse, ainsi qu'un cliché montrant un passeport que le magazine affirme être celui d'un passager qui aurait été récupéré sur le site du crash.
L'objectif initial du groupe était de cibler un avion d'un pays membre de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis et qui lutte contre l'EI en Irak et en Syrie, selon la même source.
Mais la cible a changé après l'intervention fin septembre de la Russie en Syrie où elle appuie les forces du régime, précise le magazine.
Moscou a confirmé mardi que le crash avait été provoqué par l'explosion d'une bombe à bord de l'appareil.
Quelques jours après le crash de l'avion, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient déjà dit privilégier la thèse de l'attentat à la bombe.
L'Egypte de son côté semble traîner des pieds pour reconnaître la thèse de l'attentat, les autorités répétant qu'on ne peut tirer aucune conclusion définitive avant la fin de l'enquête.
Le nouveau numéro de Dabiq consacre sa couverture aux attentats de Paris avec ces deux mots: "Just Terror".