Ci-après: Fayrouz chante les grands poètes.
Nouhad Haddad est née au Liban, le 20 novembre 1934… ou le 21 novembre 1935, selon les sources et les versions. Les internautes et les mélomanes du monde arabe ont opté pour la seconde date et ont fêté ce samedi 21 novembre, les 80 ans de la grande diva de la chanson arabe.
Devenue Fayrouz (turquoise), elle a un parcours étonnant, une discrétion légendaire, des genres musicaux très diversifiés allant de la comédie musicale et l’opérette, au style jazzy et aux chansons à texte.
Fayrouz assumera ce parcours artistique qui est loin d’être linéaire et cohérent et où la petite variété a côtoyé la grande chanson, en répétant que la création artistique est une dissidence et qu’il faut explorer toutes les voies, comme l’a fait avant elle Sayyed Darouich, cet homme du peuple devenu le père de la chanson égyptienne du 20e siècle.
Ci-après, une sélection de textes de poètes chantés par la diva libanaise et arabe.
>Nizar Qabbani
Le grand poète romantique du monde arabe a prêté ses vers à plusieurs reprises à la cantatrice libanaise. Ci-après, La Tass'alouni, sur une musique des frères Rahabani.
>Jibrane Khalil Jibrane
Poète et philosophe libanais, qui a désormais une dimension internationale, ce créateur libanais s'était exilé jeune aux Etats-Unis. Ci-après, Aaatini Ennay, sur une musique des Frères Rahabani, puis un chef d'oeuvre absolu, Sakana Ellali, sur une musique de Mohamed Abdelwahab.
>Mikhail Nouaima
Comme Khalil Jibrane, il fait partie des grands poètes libanais qui ont choisi l'exil. Ici, pour les amoureux de la langue arabe, le poème Tanathari.
>Said Akl
Le grand poète contemporain libanais a notamment écrit le texte de Mekkah, la chanson éternelle dédiée à la Mecque, sur une musique des Frères Rahabani.
>Ahmed Chaouki
Ce sont des vers de l'immense poète égyptien Ahmed Chaouki qui ont fourni le texte de Jarat Al Ouadi, autre chef d'oeuvre absolu de Fayrouz, comosé par Mohamed Abdelwahab. Au total, trois génies de la création arabe et un chef d'oeuvre.
>Zahrat Al Madayen
Zahrat Al Madayen est écrite et composée par les frères Rahabani (Assi et Mansour). Chantée après la défaite de 1967, elle est un hommage triste et poignant au caractère œcuménique d’Al Qods, la ville sainte des trois religions révélées.