Le groupe Da'ech a revendiqué mercredi 25 novembre l'attaque-suicide qui a tué la veille 13 membres de la sécurité présidentielle en plein Tunis.
Il s'agit du troisième attentat d'envergure à être revendiqué par le groupe extrémiste cette année après ceux du musée du Bardo en mars et de Sousse en juin, qui avaient fait 60 morts.
L'état d'urgence a été dans la foulée rétabli dans tout le pays et un couvre-feu imposé dans le Grand Tunis.
Dans un communiqué diffusé sur des comptes jihadistes, Da'ech affirme que l'auteur de l'attentat, un Tunisien identifié comme "Abou Abdallah al-Tounissi" et muni d'une ceinture d'explosifs, s'est introduit dans le véhicule et "s'est fait exploser".
Le groupe a publié une photo de cet homme habillé de blanc et portant la ceinture d'explosifs, le doigt levé, la tête et le visage couverts par un foulard.
Auparavant, le ministère de l'Intérieur avait indiqué que l'attaque avait été perpétrée à l'aide d'une ceinture de 10 kilos d'explosifs, composés de Semtex, un produit très puissant.
En matinée, les autorités avaient par ailleurs annoncé la découverte d'une treizième dépouille en cours d'identification, relevant qu'il pourrait s'agir du corps d'un "terroriste".
(Avec AFP)