L’information est reprise par El Pais et La Vanguardia ainsi que d’autres titres espagnols. Les services de renseignement et le ministère de l’Intérieur espagnols collaborent déjà étroitement avec leurs homologues marocains dans la lutte contre le terrorisme.

Entre 2013 et 2014 uniquement, six opérations conjointes ont permis d’arrêter 40 personnes, affirme El Pais. Mais pour l’institut royal Elcano, il faut faire plus. Il faut prévenir. Le think tank émet de nombreuses recommandations dans un rapport sur les relations entre les deux royaumes, dont celle de former par le Maroc des imams actifs en Espagne.  

D’autres mesures chaudement conseillées incluent la coopération d’enseignants marocains à l’enseignement de la langue et de la culture marocaines dans les écoles espagnoles pour les descendants d’immigrés, ou encore le financement du culte islamique de Sebta et Melillia.

On remarque également la nécessité de rehausser le profil éducatif de l’immigré marocain en Espagne. Il s’agit de fournir des bourses pour les étudiants marocains. Mais aussi d’attirer des diplômés et des étudiants universitaires marocains en Espagne. Une immigration "qualifiée" améliorera sensiblement, selon les membres du think-tank, l’image de la communauté marocaine en Espagne et inversement l’image de l’Espagne au Maroc.

Le rapport insiste par ailleurs sur la nécessité d’approfondir les échanges culturels pour mieux se connaître entre voisins et ainsi démanteler les stéréotypes réciproques. Transférer les connaissances et les expériences universitaires, politiques, médiatiques, administratives ou encore sportives contribuera à cet effort.

Un ancien ministre des Affaires étrangères et un professeur universitaires appartenant à l’institut ont de plus souligné qu’il fallait réduire les différences politiques, humaines mais aussi économiques, surtout en ce qui concerne le niveau de vie.