Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté, à l'issue de sa 50e session ordinaire, tenue le 26 novembre à Rabat, son rapport sur les changements climatiques, objet d'une auto-saisine, indique un communiqué du CESE.
Le projet de rapport "Intégration des exigences des changements climatiques dans les politiques publiques" propose des recommandations destinées à intégrer le risque climatique au niveau de la conception des politiques publiques nationales et de réorienter les politiques sectorielles en fonction de l'évolution des vulnérabilités climatiques des territoires, souligne le communiqué.
Le Conseil liste une série d'actions prioritaires pour une meilleure intégration de la dimension changement climatique dans les secteurs économiques clés, notamment :
– en identifiant et budgétisant les mesures d'adaptation et d'atténuation dans le cadre de la programmation triennale prévue par la loi organique relative à la loi de finances,
– en adoptant la stratégie nationale d'efficacité énergétique,
– en accélérant la mise en œuvre de la stratégie nationale des énergies renouvelables,
– en mettant en place les mécanismes d'arbitrage nécessaires pour l'allocation des ressources naturelles, qu'elles soient hydriques, halieutiques ou liées à l'agriculture, entre les différentes politiques sectorielles en tenant compte du risque climatique.
Dans ce cadre, le Conseil appelle à prendre en compte la vulnérabilité climatique des territoires dans les phases de planification, conception, exploitation des infrastructures ainsi que dans les projets de loi relatifs à l'urbanisation et aussi à l'intégrer dans les plans d'aménagement touristiques de la vision 2020. Il a également insisté sur l'importance de l'implication de la société civile dans la conception, le suivi et à l'évaluation des politiques publiques territoriales et nationales ainsi qu'au niveau des engagements internationaux du Maroc en matière de climat.
Le CESE invite à déployer tous les efforts nécessaires pour aboutir à la signature d'un protocole d'accord sur le climat qui se voudrait global, juridiquement contraignant et juste.
(Avec MAP)