Le 29 novembre, l’Union européenne et la Turquie ont signé un accord visant à résoudre la crise migratoire. Cet engagement prévoit l’octroi par l'UE de 3 milliards d’euros à la Turquie pour que celle-ci prenne soin des 2,2 millions de réfugiés syriens qui se trouvent sur son sol. L’argent ne sera alloué que progressivement. La Turquie devra montrer qu’elle met des projets en place pour aider les migrants.
Les engagements du 29 restent très généraux et il n’y a pas de calendrier. Des négociations doivent avoir lieu dans les semaines à venir pour déterminer les détails de l’accord. A l’heure actuelle, seule la Commission a accepté de fournir 500 millions d’euros du budget européen. Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a affirmé que la Turquie tiendrait les promesses du plan d’action.
Malgré les déclarations optimistes des participants au 'mini-sommet' de dimanche, cette décision de l'UE et de la Turquie fait de nombreux sceptiques. Les prochaines discussions (qui serviront notamment à trouver les fonds à donner à la Turquie) s’avèrent déjà ardues. Beaucoup d’Etats membres de l’UE sont refroidis car le plan de répartition de 160.000 migrants, qui date de septembre, n’a permis de ‘relocaliser’ que 160 réfugiés en 2 mois. La majeure partie des pays ne montrent pas la volonté d’aller plus loin.
(Avec AFP)