Cet indice de performance du ‘changement climatique’ classe le Maroc 10e sur quelque 60 pays, et premier parmi les pays nouvellement industrialisés.

"Le Maroc, qui était déjà bien placé l’année dernière, a grimpé d’une position", explique l’étude de German Watch. "De plus, le pays a soumis une des rares contributions nationales (INDC) qui ont reçu une assez bonne évaluation par les experts. L’annonce de l’intention d’augmenter la part des énergies renouvelables jusqu'à 42% est déjà ancrée dans la législation nationale. Le Maroc décroche la 5e place dans la catégorie ‘politique’."

Le Royaume fait donc partie des nations dont la performance générale est classée comme bonne. "Des pays comme le Maroc démontrent le potentiel que peuvent avoir des pays en développement", précise le rapport de l’organisation.

Point par point:

-Au niveau des émissions, le Maroc réalise une bonne performance, avec des émissions de CO2 par habitant relativement peu élevées, au même titre que des pays comme l’Egypte, la Turquie, l’Indonésie, la Thaïlande ou encore le Mexique et le Brésil.

-Au niveau du développement des émissions, là, le Maroc est dans le rouge, avec des prestations très pauvres. Il a même régressé et perdu quelques places. L’indice précise que les émissions globales de CO2 n’ont pas cessé d’augmenter. Il s'agit de la bête noire mondiale, laquelle n'épargne pas le Maroc.

-En ce qui concerne les énergies renouvelables, la prestation du Maroc est pauvre. "La récente expansion des énergies renouvelables n’est pas encore reflétée dans le classement." Il en va de même pour le rendement/efficacité (qui examine le niveau et le développement actuels de l’intensité en carbone de l’alimentation en énergie primaire et l’intensité énergétique de l’économie d’un pays), pauvre également.

-La politique climatique marocaine se positionne bien, comme mentionné plus haut. Elle tire la performance globale vers le haut. "Le Maroc a amélioré son évaluation des politiques climatiques", peut-on lire.