Othman El Kheloufi figurera à la première édition du festival "Jazz sous l’arganier" d’Essaouira, qui aura lieu les 28, 29, 30 décembre prochains. Sa spécialité: le saxophone, qu’il a su apprivoiser au gré de ses inspirations et de ses influences.
De la Fac à l’Isadac
Passionné de dessins à partir de ses 16 ans, il voulait rejoindre l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, mais il ne put y parvenir, faute de visa. Par la suite, après l’obtention de son Bac comptabilité, il étudia l’économie, mais il fut rattrapé par la musique à 18 ans. C’est d’ailleurs ce qui l’empêcha de passer ses examens finaux, préférant participer au Festival des musiques sacrées de Fès.
Othman El Kheloufi étudiera finalement la comédie et la scénographie à l’Isadac (Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle). Il enseigne d’ailleurs aujourd’hui cette dernière spécialité dans des écoles privées, mais aussi dansà l’Institut, où il a obtenu son diplôme.
Du chant à l’instrument,o
Le natif de Salé a commencé par un récital classique, avant de passer aux chants traditionnels. A 19 ans, il s’offrira son premier saxophone, acheté sur ebay qui était, selon ses dires, neuf mais pourri. Sans prendre de cours, il apprendra à utiliser cet instrument tout seul et jouera même avec lors de son tout premier concert. Entre temps, après avoir poussé la voix dans des chorales et diverses formations, il forgea son don pour l’instrument à vent, à force de se mêler des arrangements.
Des rencontres internationales
Aller à Jazzablanca lui a permis de faire de belles rencontres internationales, notamment ce "bœuf" avec le compositeur libanais Ibrahim Maalouf en 2014.
Le 30 octobre dernier, il fut sélectionné afin de jouer avec le mythique clarinettiste David Krakauer à la maison Selmer (plus grande marque de saxophones).
Othman El Kheloufi sortira son premier album courant 2016.