Le Parlement grec a voté, mardi 22 décembre, à l'unanimité, une résolution appelant le gouvernement grec à reconnaître l'Etat palestinien indépendant avec pour capitale Al Qods, lors d'une séance spéciale en présence du président palestinien, Mahmoud Abbas et du Premier ministre grec, Alexis Tsipras. 

Le président de la Chambre des représentants, Nick Voutsis, a, dans une allocution, souligné que tous les partis représentés au Parlement ont voté en faveur de ce texte appelant le gouvernement grec "à promouvoir les procédures adéquates pour la reconnaissance d'un Etat palestinien et tout effort diplomatique visant la reprise des discussions pour la paix" dans la région. 

Il a relevé ensuite que ce texte a été élaboré par le comité permanent du Parlement grec sur la base d'une résolution adoptée, jeudi 17 décembre, par la commission de la Défense et des affaires étrangères, reconnaissant l'Etat palestinien indépendant viable, démocratique et souverain, sur la base des frontières de 1967.

Après avoir donné lecture de la résolution, M. Voutsis a remis le document au président palestinien en visite en Grèce.

Intervenant à cette occasion, le président Mahmoud Abbas s'est dit fier de se trouver dans le bastion de la démocratie grecque et a exprimé ses remerciements et sa haute considération pour cette initiative appelant le gouvernement à reconnaître l'Etat palestinien indépendant, ajoutant que cette initiative contribuera dans une large mesure à la pose des fondements de l'Etat palestinien et au renforcement de l'amitié ancestrale entre les peuples palestinien et grec.

M. Abbas, qui a entamé dimanche soir une visite officielle de deux jours en Grèce, s'est entretenu lundi avec le président grec, Prokopis Pavlopoulos et le Premier ministre Alexis Tsipras. 

A l'issue de ces rencontres, MM. Abbas et Tsipras ont souligné leur attachement à la création de l'Etat palestinien indépendant sur la base des frontières de 1967, avec pour capitale Al Qods Est. 

Alexis Tsipras a, par la même occasion, annoncé l'officialisation du nom Palestine sur les documents grecs en remplacement du terme "Autorité palestinienne", utilisé jusqu'ici.

La résolution adoptée par le Parlement grec constitue une initiative symbolique très importante pour les Palestiniens. Elle ne doit pas nuire aux bonnes relations entre la Grèce et Israël, qui se sont renforcées ces dernières années, particulièrement dans les domaines économique et militaire, selon Athènes.

L'Autorité palestinienne se prévaut actuellement de la reconnaissance de la Palestine comme Etat indépendant par 137 sur les 193 Etats membres de l'ONU.

(Avec MAP)