Récoltant près de 530 millions de dollars depuis sa sortie, le 16 décembre dernier, "Star wars VII: Le réveil de la force" a déjà récupéré et rentabilisé son budget, qui s’élève à 200 millions de dollars. Il faudra développer bien des choses dans sa suite qui sortira le 24 mai 2017 et qui sera réalisée par un autre cinéaste, Rian Johnson.

Un scénario bricolé

Lawrence Kasdan co-scénariste des 4e et 5e volets de la saga n’est pas allé chercher bien loin dans son inspiration pour ce nouvel opus. En effet, les nouvelles créatures ressemblent cruellement aux anciennes, du moins sur le fond. Même la psychologie des personnages a un air de déjà vu. Rey semble être un mélange de la princesse Leia et de Luke Skywalker jeunes. Kylo Ren est une pâle copie de Dark Vador, une sorte de sosie low cost.

La mise en scène peu crédible

Certaines scènes du film auraient dû être plus orchestrées, mieux amenées par J.J. Abrams. Han Solo, éternel baroudeur se transforme subitement en père indulgent. Lui qui a toujours été assez malin, disparaît bien stupidement. Quant à Rey, il lui suffit juste de deux mots magiques pour comprendre et maîtriser la force des Jedis, alors qu’il a fallu 10 ans d’apprentissage à Annakin Skywalker et que son fils après un bon brief d’Obi-Wan Kenobi,  a dû passer un stage bien spécial auprès du légendaire Maitre Yoda.

Un casting à la fois hérité et bien choisi

Harrison Ford avec ses 73 printemps est toujours égal à lui-même, dans le charisme et dans l’humour. Mais, s’il reste un acteur culte, il ne pourra jamais être considéré comme un comédien, ce qui l’empêche de changer de registre. Contrairement à Carrie Fisher qui a parfaitement assumée l’assagissement de son rôle.
Daisy Rider pour son premier long métrage a apporté de la fraicheur et une belle maitrise, malgré sa relative inexpérience.

Quant à Adam Driver, lui aussi plutôt novice, il joue beaucoup mieux, un casque noir (et gris) vissé sur la tête, que sans.