Amis et proches de l’homme politique algérien Hocine Aït-Ahmed lui ont rendu un dernier hommage à Lausanne (Suisse) où il est décédé, mercredi 23 décembre dernier, à l’âge de 89 ans. Aït-Ahmed s’était réfugié en Suisse à partir de 1966.
Dès l’annonce de sa mort le Roi Mohammed VI a envoyé un message de condoléances à sa famille.
Outre son fils Jughurta, qui présidait la cérémonie hier mardi à Lausanne, étaient présents l’ancien premier ministre algérien Mouloud Hamrouche et le diplomate Ahmed Taleb Ibrahimi.
Le chanteur populaire Idir lui a également rendu un dernier hommage en compagnie de la mère d’un autre artiste, Lounès Matoub, assassiné pendant la décennie noire algérienne.
La dépouille de Hocine Aït-Ahmed doit être rapatriée ce jeudi 31 décembre à Alger d’où, après une veillée funéraire, elle sera transportée tôt vendredi 1er janvier près de Tizi-Ouzou.
Hocine Aït-Ahmed a souhaité être enterré dans sa Kabylie natale. Selon ses vœux, il a choisi d’être le seul des dirigeants historiques du FLN (Front de libération national) algérien à ne pas être enterré au cimetière algérois d’El Alia. Aït-Ahmed était le dernier survivant du groupe des militants du FLN qui ont déclenché l’insurrection du 1er novembre 1954 contre la présence coloniale française en Algérie.
Des dizaines de milliers de personnes sont attendues vendredi près de Tizi-Ouzou, dont plusieurs membres de sa famille installées au Maroc et plus particulièrement à Tanger, depuis plusieurs décennies.