Celui qui totalise 500 millions de vues sur Youtube arrivera-t-il à faire le plein de places qui coûtent 500, 700 et 1.000 DH?

Fils du chanteur Bachir Abdou et de la comédienne Nezha Regragui, l’artiste de 30 ans, qui a débuté sa carrière en 2007, est désormais de renommée internationale, et ce depuis des mois, voire quelques années.

Il faut dire que le natif de Rabat, possédant une belle voix et la technique qui va avec, a tout compris du marketing musical actuel et marocain.

Tout d’abord, en chantant "à l’orientale", ce qui ravit tout le public oriental. En effet, la nouvelle star fait déjà des émules en Tunisie, en Algérie et dans les pays du Golfe.

En outre, l’interprète de "Enti" (pour laquelle il a remporté un murex d’or, une récompense libanaise) a une attitude propre et posée dans les émissions auxquelles il est invité, avec un discours assez rassembleur, à moins que cela ne soit de la pure démagogie. En tout cas, cela rappelle fortement, les propos d’une Miss de n’importe quel pays.

Par contre, en ce qui concerne les paroles, au niveau de la profondeur et même parfois du sens, on repassera. Cela n'a pas empêché le clip de faire près de 250 millions de vues sur Youtube. Le clip qui semble décalé et esthétique est en fait, un mélange marocanisé de ceux de "White Walls" de Macklemore et de "Bad Girl"de Mia.

D’ailleurs, la cible de Saâd Lamjarred est fortement, pour ne pas dire exclusivement, féminine. Sans faire de rapide parallèle, rappelons qu’Enrique Iglesias, autre "chanteur à femmes" est également la progéniture d’une voix, Julio Iglesias, tout comme son homologue et cadet marocain.

L’actuelle vedette internationale, qui se produit le 15 janvier au Mégarama de Casablanca et le 16 janvier au Théaâtre national Mohamed V de Rabat, partagera également la vedette d’un film égyptien avec le célèbre Mohamed Ramadan, lui qui a déjà joué pour la série "Ahlam Nassim", aux cotés de Farah El Fassi et dans la fiction d’horreur "Esprit" pour Brahim Chkiri, le réalisateur de Road to Kaboul.