L’artiste présentera son exposition intitulée D-construction à la galerie de l’Institut français d’El Jadida.
Sa nouvelle exposition est basée sur l’improvisation et la déconstruction picturale. Celle-ci permet de reconstruire au feeling et d’exprimer des sentiments, souvenirs et craintes enfouis. Lahcen Fikri invite à un voyage intérieur, sorte de pendant d’une ballade spirituelle de John Coltrane.
Pour mieux comprendre ses œuvres, il faut rappeler que ce quinquagénaire, reconnu par la profession, s’est passionné très jeune pour l’expression artistique, à travers la peinture et la musique. C’est d’ailleurs grâce à des stylos à pointe tubulaire (rotrings), abandonnés par son frère, qu’il réalisera ses premières esquisses et aux notes sonores de l’accordéon paternel qu’il cultivera son addiction musicale.
Au fil du temps, son style pictural et sa passion pour le jazz ne lui laisseront d’autre choix que d’en faire son métier. Au gré de ses rencontres, Lahcen parcourt la vie en partageant ses pensées les plus intimes. Exigeant, il estime qu’il doit utiliser sa sensibilité et surmonter la technique de création pour transmettre ses émotions à travers un message artistique.
C’est d’abord sa toile vierge, puis ses doigts qui guident l’essence de ses créations picturales ou musicales. Ses travaux sont présents dans plusieurs collections du Maroc, mais aussi à l’étranger: Rabat, Casablanca, Fès, Marrakech, Paris, Bruxelles, Madrid, Toronto, Harmonia (Slovaquie), Zagreb, Dubrovnick…
Reconnu à l’international, cet artiste complet a animé aussi des ateliers de peinture pour l’association l’Heure Joyeuse et prépare un livre d’art et de poésie avec le poète-écrivain Youssef Amghar.