Dans un rapport publié sur son site dans la journée du 18 janvier, Human rights watch a estimé que la police marocaine a fait excessivement usage de sa force, provoquant des dizaines de blessés dont certains sérieusement blessés à la tête, lors des manifestations des enseignants stagiaires le 7 janvier dans les villes de Casablanca, Marrakech, Inezgane, Tanger, Fès et Oujda.
Les policiers se sont, d’après les informations de l’ONG, servi de matraques, de bâtons et de pierres (jetées aux manifestants). Des manifestants d’Inezgane ont dit à HRW que les réactions policières ont été particulièrement violentes. Par ailleurs, l’organisme affirme avoir eu accès à des photos et des vidéos ainsi que des rapports médicaux accablants.
L’organisation fait remarquer que bien qu’Abdellatif Hammouchi ait annoncé, le 7 janvier, l’ouverture d’une enquête sur ces événements, le ministère de l’Intérieur a, un peu plus tard dans la journée, minimisé les violences policières, défendant l’action des forces de l’ordre en soulignant que les stations s’étaient tenues sans accord préalable du gouvernement.
Les organisateurs du corps enseignant ont pour leur part maintenu qu’ils n’ont pas formellement notifié les autorités administratives, car ils étaient "certains qu’ils n’auraient pas obtenu d’accord". (Il faut recevoir un reçu cacheté de reconnaissance par les autorités.) Citant l’Association marocaine des droits de l’homme, HRW rapporte que la répression policière a fait 100 blessés à Inezgane, 20 à Marrakech, 8 à Tanger et 40 à Casablanca.