Le virus se transmet par une piqûre de moustique, notamment celle du moustique-tigre. Le Zika peut avoir de graves conséquences. Au Brésil, 3.500 cas de microcéphalie (crâne et cerveau plus petits) ont été signalés chez des bébés nés de femmes infectées quand elles étaient enceintes. Des malformations congénitales voire la mort peuvent survenir chez les nourrissons dont les mères ont été affectées par le virus pendant la grossesse.
En conséquence, les autorités du pays recommandent d’éviter de tomber enceinte. Le ministre brésilien, Marcela Castro, a ainsi déclaré en début de semaine à la télévision: "Nous devons prendre toutes les mesures de précaution. Nous avons peur de la dengue et du chikungunya. Mais nous craignons plus encore le zika, car ce virus est beaucoup plus sérieux."
13 autres territoires d’Amérique latine et des Caraïbes sont également considérés à risque, parmi lesquels la Martinique, qui a été placée au niveau 3 du programme de surveillance, d’alerte et de gestion des épidémies. Il s’agit du stade épidémique. "Les dernières données connues sur la propagation du virus Zika montrent un doublement du nombre de cas biologiquement confirmés depuis la fin de la semaine dernière, pour atteindre 102", affirme la préfecture de La Martinique par communiqué.
Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement contre cette maladie. Des examens génétiques sont menés, notamment à l’institut Pasteur, pour mieux comprendre l’évolution du virus.