Le très attendu procès de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo s'est ouvert jeudi 28 janvier devant la Cour pénale internationale, cinq ans après des violences postélectorales qui ont déchiré une Côte d'Ivoire toujours en quête de "vérité".

Souriant, Laurent Gbagbo, 70 ans, portait un costume bleu foncé et semblait détendu à l'ouverture de l'audience vers 09H35 (08h35 GMT), serrant les mains de son équipe de défense.

Il est le premier ex-chef d'Etat poursuivi par la CPI. Lui et son co-accusé Charles Blé Goudé, 44 ans, ancien chef de milice, doivent répondre de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, actes inhumains et persécutions.

Ils sont poursuivis pour leur rôle dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur notamment par les Etats-Unis et l'Union européenne, à l'issue de l'élection présidentielle de fin 2010.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois, transformant certaines zones du premier producteur mondial de cacao, moteur économique de l'Afrique de l'Ouest, en champ de bataille.

M. Gbagbo avait finalement été arrêté en avril 2011 dans le palais présidentiel, après plusieurs jours de bombardements de la force française Licorne.

(Avec AFP)