Depuis mardi soir, rien ne va plus entre le premier ministre israélien et le secrétaire général des Nations-Unies. Ban Ki-Moon s’exprimait alors devant de Conseil de sécurité, condamnant les récentes attaques meurtrières dans les implantations juives de Cisjordanie,, tout en affirmant que le regain de violences depuis 4 mois (159 Palestiniens et 25 Israéliens morts depuis octobre) était associé aux frustrations causées par l’occupation et la paralysie du processus de paix, qui agissent "bien souvent comme incubateur d’extrémisme et de haine", suite à un sentiment profond d’"aliénation" et de "désespoir".
Toujours dans cette intervention, le secrétaire qualifiait d’"initiatives provocatrices" la décision israélienne de relancer la colonisation en Cisjordanie, après 18 mois de gel implicite, considérant celles-ci comme un "affront fait à la population palestinienne et à la communauté internationale".
D’après l’ONG La paix maintenant, le gouvernement israélien soutient en effet la construction de 153 nouveaux logements en Cisjordanie et envisage de confisquer 150 hectares de terres agricoles dans les environs de Jéricho.
Benyamin Netanyahou a réagi dans la même soirée aux propos de Ban Ki-Moon, accusant ce dernier de justifier ainsi les violences des Palestiniens envers les Israéliens, ajoutant que le secrétaire général avait perdu toute neutralité et toute force morale. Il a par ailleurs déclaré que par ses paroles, Ban Ki-Moon encourageait le terrorisme. "Il est extrêmement préoccupant et choquant que le dirigeant de la communauté internationale ait choisi de d’excuser l’inexcusable."