Quelque 7.538 titres miniers ont été attribués aux prospecteurs jusqu'à janvier 2016, dont 6.394 permis de recherche et 1.067 permis d'exploitation, a affirmé, dimanche 7 février à Cape Town, le ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Abdelkader Amara.
"Les opérateurs du secteur minier ont créé 39.000 emplois directs et entraînent, par le biais de la sous-traitance, autant d'emplois indirects, si ce n'est pas plus", a précisé M. Amara dans une allocution lue en son nom par son conseiller, Azza Addi, lors de la conférence "Mining Indaba", qui se tient en Afrique du Sud.
Mettant l'accent sur l'expérience minière marocaine, ainsi que sur les grandes réformes qu'a connues le secteur, le ministre a noté que le Maroc vient de revoir son code minier, en y introduisant en particulier la possibilité de mener des recherches sur de grandes zones (entre 100 et 600 km2), ce qui permettra aux compagnies minières de mener des travaux d'exploration avant de s'engager dans la recherche proprement dite.
Concernant l'infrastructure géologique, M. Amara a indiqué que le Maroc a opté pour la couverture du pays à de grandes échelles. En effet, et dans la mesure où les zones d'intérêt minier sont déjà entièrement couvertes au 1/200.000, il a été retenu de couvrir le territoire aux échelles de 1/100.000 et 1/50.000, tant en cartes géologiques qu'en géophysique aéroportée ou en géochimie.
Sur un autre registre, le ministre a rappelé l'ouverture de la zone minière artisanale aux investisseurs privés et publics, tout en préservant les droits des artisans en les accompagnant pour s'adapter aux nouvelles donnes.
En 2014, à l'échelle de l'Afrique, le Maroc a été le premier producteur de barytine, d'argent, d'arsenic et de strontium, le deuxième producteur de plomb et de zinc, le troisième producteur de cobalt et le quatrième producteur de fluorine.
Le secteur minier du Maroc est régi par le principe de la libre entreprise et, à ce titre, il comporte une société de droit privé propriété de l'Etat, OCP, un établissement public, l'Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) et environ 170 sociétés minières.
(Avec MAP)