Joint par téléphone à Paris, Amine Sbihi déclare que le Maroc aura bientôt une vitrine culturelle située à la prestigieuse adresse du 115 Boulevard Saint-Michel dans le Ve arrondissement parisien.

«Ce quartier est un lieu mythique pour tous les étrangers qui poursuivent leurs études à Paris. Le 115 boulevard Saint-Michel était le siège de l’Association des étudiants musulmans nord-africains (AEMNA) qui regroupait des Marocains, Tunisiens, Algériens…

«Le bâtiment est propriété de l’Etat marocain. Il était en ruines et sera détruit pour reconstruire un centre de rayonnement international de la culture marocaine.

«C’est une construction nouvelle, les demandes d’autorisations administratives sont presque finalisées. Le budget d’édification sera de 80 millions de DH. C’est notre ambassade qui a piloté ce chantier, qui durera deux ans. Le terrain, qui a une superficie de 320 mètres carrés permettra une surface de 800 m2 pour le centre culturel et 500 m2 d’espace complémentaire de bureaux pour assurer le bon fonctionnement du centre».

Le ministre rappelle que ce projet est né après deux ans d’élaboration des plans architecturaux et de demandes d’autorisations auprès de la préfecture et de la mairie de Paris.

«C’est un centre culturel de nouvelle génération, qui jouera le rôle de point focal pour assurer la convergence de tous les acteurs culturels marocains (institutionnels ou non), en collaboration avec les autorités françaises».

Amine Sbihi déclare que ce site programmera à son ouverture et tout au long de l’année plusieurs activités: rencontres avec des intellectuels et créateurs, soirées musicales, présentations théâtrales, expositions d’arts plastiques, espace de documentation sur le Maroc, musée patrimonial virtuel et également un centre d’apprentissage de la langue arabe.

Selon notre interlocuteur, l’engagement des architectes de réaliser sous 24 mois le centre culturel sera suivi d’une inauguration royale courant 2018.

«Lors de la présentation à Sa Majesté et au président Hollande, nous avons découvert la maquette avec les plans de façade, ainsi que tous les détails des futurs locaux. Le bâtiment ne sera pas de type haussmanien, mais moderne, avec une touche d’architecture traditionnelle marocaine à l’intérieur. Malgré une façade ultra-moderne en verre, l’édifice ne détonera pas avec les autres immeubles du quartier, qui sont classiques ou modernes».

Sbihi poursuit qu’une fois opérationnel, le fonctionnement du futur centre culturel sera financé par le ministère des MRE (Marocains résidents à l’étranger), le ministère de la Culture et par les contributions financières d’autres partenaires, institutionnels ou non.

«Nous avons l’ambition d’en faire un centre de rayonnement culturel exprimant la vitalité marocaine, pour montrer nos avancées en matière démocratique et de liberté de création. Le Maroc nouveau, c’est exposer nos avancées et nos interrogations».

Concernant l’appellation du futur centre culturel, le ministre conclut que cette décision appartient à la plus haute autorité de l’Etat, mais que le plus important est le contenu du centre, qui doit être à l’image d’un Maroc en mouvement.

«Il sera à l’image des centres culturels dynamiques du Japon, de la Corée du Sud, de la Suisse… Nous espérons qu’il sera aussi performant en termes de rayonnement, avec un budget conséquent et une belle direction administrative et artistique, connectée aux réseaux culturels marocains».