La visite, longtemps inimaginable, entrera dans l'histoire: le président des Etats-Unis, Barack Obama, a annoncé ce jeudi qu'il se rendrait à Cuba fin mars, promettant d'aborder avec le régime communiste la question sensible des droits de l'homme.

Cette visite de Barack et Michelle Obama, prévue les 21 et 22 mars, consacrera de manière spectaculaire le rapprochement, entamé il y un peu plus d'un an, entre Washington et La Havane, après un demi-siècle de tensions héritées de la Guerre froide.

La dernière visite d'un président américain en exercice sur l'île située au large de la Floride remonte à 1928, avec celle de Calvin Coolidge.

En se rendant à La Havane, M. Obama, qui avait annoncé le 17 décembre 2014, à la surprise générale, sa volonté d'entamer "un nouveau chapitre" avec l'ancien pays ennemi, deviendra donc le premier à fouler le sol cubain depuis la révolution castriste de 1959.

Cette visite interviendra à quelques semaines du congrès du Parti communiste cubain, prévu le 16 avril, où les observateurs seront à l'affût de signaux sur une éventuelle évolution politique.

L'Exécutif américain a par ailleurs annoncé que M. Obama se rendrait ensuite en Argentine les 23 et 24 mars, où il rencontrera le nouveau président, Mauricio Macri.

"Il y a 14 mois, j'ai annoncé que nous commencerions à normaliser nos relations avec Cuba et nous avons déjà fait des progrès significatifs", a souligné M. Obama sur Twitter. "Nous avons toujours des différends avec le gouvernement cubain et je les soulèverai directement. L'Amérique défendra toujours les droits de l'homme à travers le monde", a-t-il ajouté.

Au cours de cette visite de deux jours, le président américain aura un tête-à-tête avec son homologue cubain Raul Castro et rencontrera "des membres de la société civile, des entrepreneurs et des Cubains de différents horizons", a précisé la Maison Blanche.

Certains de ses adversaires républicains déplorent la façon dont le rapprochement avec le régime castriste a été mené, estimant que ce dernier n'a fait aucune concession et se trouve renforcé par l'ouverture de Washington.

(Avec AFP)