Le Brésil a été secoué, jeudi 3 mars par une avalanche d'accusations de corruption dans le scandale Petrobras: la déclaration présumée d'un sénateur impliquant la présidente Dilma Rousseff a filtré dans la presse. La Cour suprême a ouvert un procès contre le président de l'Assemblée, pour avoir reçu des pots-de-vin.
Ces nouvelles ont eu l'effet d'une bombe à Brasilia, lors d'une journée qui avait déjà mal commencé avec le résultat du PIB de 2015, en chute de 3,8%, le pire des 25 dernières années.
L'hebdomadaire IstoE assure dans son édition de jeudi que la présidente a manipulé l'enquête sur Petrobras, en nommant par exemple un juge pour libérer des industriels détenus, affirmant se fonder sur des révélations du sénateur du Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), Delcidio Amaral.
Or ce dernier a lui-même démenti avoir tenu ces propos.
Selon IstoE, l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) était aussi au courant du réseau de corruption.
Lancée en 2014, l'enquête a mis au jour un système de trucage systématique des marchés passés entre le géant pétrolier contrôlé par l'Etat et 16 entreprises, donnant lieu à des commissions de 1 à 3% sur chaque contrat, dont une partie était reversée à des élus de la coalition au pouvoir.
(Avec AFP)