La route des Balkans s'est refermée mercredi, après la décision de la Slovénie de ne plus laisser passer de réfugiés par son territoire, une mesure destinée à décourager de nouveaux migrants de prendre la route de l'Europe, mais qui accentue le risque de crise humanitaire en Grèce.
"La route (des Balkans) pour l'immigration clandestine n'existe plus", s'est félicité le Premier ministre slovène Miro Cerar, dont le pays a fermé dans la nuit ses frontières aux migrants sans visa, aussitôt imité par la Croatie, la Serbie et la Macédoine.
Sauf exceptions "humanitaires", seuls sont désormais autorisés à entrer en Slovénie les migrants désirant demander l'asile dans ce pays, une infime minorité, parmi les quelque 850.000 personnes qui ont débarqué sur les îles grecques l'an passé, depuis les côtes turques, pour rejoindre le nord de l'Europe, principalement l'Allemagne.
Lundi, après des tractations laborieuses à Bruxelles, les pays membres de l'Union européenne n'avaient pas voulu décréter officiellement la fermeture de cette route où, depuis l'été, s'était de fait mis en place un corridor "humanitaire", laissant passer les candidats à l'asile.
La décision de Ljubljana augmente un peu plus la pression sur l'Union européenne et la Turquie pour finaliser un accord, destiné à juguler le flux de réfugiés traversant la mer Egée pour arriver en Grèce.
(Avec AFP)