Le chef du Parti pour la liberté (PVV/extrême-droite), Geert Wilders, est officiellement accusé d'incitation à la haine et à la discrimination et d'insulte contre un groupe de personnes, en l'occurrence les Marocains des Pays-Bas, selon l'acte d'accusation publié mardi 7 mars en soirée.
Le leader populiste, qui a tenu des propos haineux contre la communauté marocaine établie aux Pays-Bas lors de la campagne électorale pour les communales de mars 2014, est accusé ainsi d'avoir ''insulté délibérément un groupe de personnes pour leur race'', selon l'acte d'accusation publié par les médias locaux.
Il sera également poursuivi pour complicité et incitation à la haine et à la discrimination contre la communauté marocaine, selon la même source.
En nommant les charges retenues contre Wilders, le parquet néerlandais anticipe toute intention de la défense du leader populiste de reporter à nouveau le procès, sous prétexte que les accusations ne sont pas explicitement mentionnées dans l'exposé des faits.
Le procès contre le chef du Parti pour la liberté, prévu initialement pour le 18 mars courant, a été reporté au 31 octobre, à la demande des juges, qui ont dit vouloir approfondir l'enquête.
Plus de 6.000 plaintes ont été déposées contre Wilders, connu pour son hostilité aux migrants et à l'islam, notamment.