Selon le descriptif consultable en ligne sur le site de l’ONU, la principale mission d’un Secrétaire général est d’user de ses bons offices pour maintenir la paix et le respect du droit international.

«Il doit faire preuve d’indépendance, d’impartialité et d’intégrité pour empêcher l'apparition, l'aggravation ou l'extension de tout conflit international, qui met en péril l’équilibre du monde en attirant l'attention du Conseil de sécurité, le cas échéant».

Alors que l’impartialité doit guider son action de paix, Ban Ki-moon avait qualifié le Maroc de puissance occupante au Sahara, s’était incliné devant le drapeau du polisario et avait de surcroît fait le V de la victoire dans la zone tampon Bir Lahlou, occupée illégalement par les troupes sécessionnistes.

Un comportement contraire à la Charte de l’ONU, qui énonce que l’action du porte-parole est au service des intérêts de tous les peuples du monde, ne doit pas se mettre au service d’une partie du conflit.

«S’il peut être en désaccord avec un des États membres, les actions et les actes du SG pour maintenir la paix seraient un échec, s’il ne tient pas compte attentivement des préoccupations des Etats membres de l’ONU, en respectant les valeurs et l’autorité morale des Nations-Unies,» selon la fiche descriptive.

En cas de divergence, la charte l’autorise à «porter à l'attention du Conseil de sécurité toute affaire qui, selon lui, pourrait menacer le maintien de la paix et la sécurité internationales».

Ainsi, même s’il dispose d’une marge d’action considérable, le Secrétaire général doit soumettre aux membres du Conseil de sécurité ses divergences et n’est pas autorisé à émettre un jugement personnel et encore moins motivé par l’émotion, comme ses récentes déclarations à Tindouf.

A la fois diplomate, personnalité engagée, fonctionnaire et chef de l'Administration onusienne, il se doit d'incarner les idéaux des Nations-Unies et d'être le porte-parole des peuples du monde, en particulier ceux qui sont pauvres et vulnérables.

Le plus haut fonctionnaire de l'ONU doit aussi remplir les fonctions dont il est chargé par le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale, le Conseil économique et social et les autres organes onusiens.

Il préside également le Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations-Unies (UNICEF, UNESCO …) deux fois par an, afin de renforcer la coordination et la coopération sur les questions de fond et de gestion auxquelles est confronté le système des Nations-Unies.

La tension accompagne son travail quotidien, mais sa participation aux sessions des organes de l’ONU, ses consultations avec les dirigeants mondiaux et ses voyages à travers le monde doivent lui permettre de désamorcer les crises, de manière consensuelle et non partisane.

Chaque année, le Secrétaire général est tenu de présenter un rapport sur l'activité de l'Organisation, dans lequel il évalue le travail accompli et esquisse les priorités futures.

C’est à fin du mois d’avril prochain qu’un rapport factuel sur le conflit du Sahara reviendra sur ce qui a été accompli en un an .

Le sud-coréen Ban Ki-moon, dont le mandat a commencé le 1er Janvier 2007 et se termine en décembre prochain, est le huitième secrétaire général de l’ONU depuis sa création, en octobre 1945.