Il a eu 86 ans le 31 mars dernier. Il a joué ses premières pièces de théâtre en 1950 à l’âge de 20 ans. En 1955, il tient un rôle dans une pièce de Tayeb Saddiki et en 1956, il jouera à Paris dans la pièce Le Fourberies de Jouha, un texte de Abdessamad Kenfaoui.
En 1957, il rejoindra le ministère de la Jeunesse et des sports, où il s’occupera de la production théâtrale. En 1958, il va fonder la première maison de la jeunesse du Maroc à Tanger, avant de la diriger pendant une année.
Sa carrière décollera au niveau international et national en 1961, lorsqu’après avoir travaillé sur le film Lawrence d’Arabie, il enchaînera plus de 25 films entre 1965 et 2004, dont La Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese et plus de 20 films avec les réalisateurs marocains de ces 25 dernières années.
Il travaillera avec Moumen Smihi, Hamid Bennani, Abderrahman Tazi, Jilali Ferhati, Farida Benlyazid et Lahcen Zinoun, selon une notice biographique publiée sur africultures.com.
Dans les années 2000, Larbi Yacoubi reprendra le théâtre, en collaborant notamment avec le réalisateur Zouheir Ben Bouchta. En 2009, un hommage lui sera rendu à Tanger, avec nombre de ses amis.
Dandy éternel aux costumes toujours recherchés et élégants, Yacoubi, qui avait ses habitudes au Grand Café de Paris, à la kasbah ou à la terrasse du Minzah, se battait contre la maladie depuis 2014.
Véritable icône de la vie artistique et culturelle tangéroise, il était l’un des derniers anciens Tangérois à avoir fréquenté la beat génération, le Tanger de Choukri, de Bowles et des Rolling Stones.
Larbi Yacoubi sera enterré mercredi 6 avril au cimetière de Sidi Amar, à Tanger.