Le chef de la diplomatie espagnole, José-Manuel Garcia-Margallo, a affirmé mardi 10 mai à Séville que “la priorité maximale de la politique extérieure était le Maghreb et surtout le Maroc“.

Garcia-Margallo participait ce 10 mai à un séminaire à Séville, consacré aux “Opportunités et défis en Méditerranée occidentale“, organisé par l’Institut royal El Cano et la Fondation Cajasol.

Garcia-Margallo a souligné que «le vieillissement démographique européen et la perte de compétitivité nous obligent à explorer de nouveaux horizons, dans ce cas en Afrique du Nord», rapporte Europa Press.

Le chef de la diplomatie de Madrid a mis en relief «l’importance stratégique du Maghreb » pour l’Espagne, indiquant “qu’aujourd’hui, la priorité maximale de la politique extérieure espagnole est le Maghreb et surtout le Maroc“. Déplorant l’absence d’union maghrébine, Garcia-Margallo a indiqué qu’ «une des priorités de l’Union européenne est de favoriser cette intégration régionale».

Immigration

Garcia-Margallo a souligné la jeunesse de la population du Maghreb et la différence de revenus considérable de «3.000 dollars à 30.000 dollars par habitant entre le Maroc et l’Espagne, ce qui explique que des jeunes cherchent à gagner leur vie en Europe et en Espagne».

Rebondissant sur le thème de l’immigration, le ministre espagnol, tout en reconnaissant que celle-ci «pose des problèmes car il faut accueillir les migrants dans de bonnes conditions, celle-ci fait également partie des solutions».

Sur la sécurité, Garcia-Margallo a souligné que «78% des victimes du terrorisme en 2015 ne se trouvent pas au Maghreb, ce qui ne signifie pas que le problème n’existe pas». «La Libye constitue un problème de grande ampleur, a-t-il ajouté et la grande erreur de la politique extérieure occidentale a été de faire tomber un dictateur sans penser à l’après».

En avril dernier, au Conseil de sécurité des Nations-Unies, Madrid a œuvré à l’élaboration d’une résolution sur le mandat de la Minurso  plus favorable à la position marocaine. Son parti, le Parti populaire, soutient, avec le PSOE, la position du Maroc sur le dossier du Sahara.