Chaque candidat a eu deux heures pour faire cela face à l’Assemblée générale.
Le premier d’entre eux a été Igor Liksic, actuel vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Monténégro.
La seconde candidate est la Bulgare Irina Bokova, actuelle directrice générale de l’UNESCO (ONU pour l’éducation, la science et la culture), dont le siège est à Paris.
Le troisième candidat est l’ancien Premier ministre portugais et encore récemment Haut-commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres.
Le quatrième est Danilo Türk, ancien président slovène.
Le cinquième est Vesna Pusic, ancienne ministre des Affaires étrangères et européennes de Croatie et ancienne vice-Premier ministre de son pays.
La sixième candidate est Natalia Gherman, ancienne vice-Premier ministre et ancienne ministre des Affaires étrangères de Moldavie.
Le septième candidat est Vuk Jeremic, qui fut président de la 67e session de l’Assemblée générale de l’ONU et ancien ministre des Affaires étrangères de Serbie.
La huitième candidate est Helen Clark, ancienne Premier ministre de la Nouvelle-Zélande et actuelle patronne du PNUD, le Programme des Nations-Unies pour le développement.
Enfin, le neuvième candidat est Srgjan Kerim, ancien ministre des AE de Macédoine et qui fut président de la 62e Assemblée générale des Nations-Unies.
Vertus et défauts de l’ONU
Au terme de ces auditions, l’actuel président de l’Assemblée générale, le Danois Mogens Likketoft, a estimé que «nous avons parlé des vertus et des défauts de l'ONU et les candidats ont présenté un grand nombre de points de vue intéressants sur la façon d'améliorer notre façon de faire les choses». Les auditions, tenues autour du 14 avril, ont été diffusées en direct.
La prochaine ou le prochain secrétaire général des Nations-Unies chapeautera une organisation qui compte 41.000 fonctionnaires et 30 fonds, programmes et agences. L’ONU déploie 100.000 casques bleus dans 16 opérations de maintien de la paix en Afrique et au Moyen-Orient, principalement.
Tous les observateurs auront noté que pour l’élection de cette année à un mandat de cinq ans, sept parmi les neuf candidats provenaient de pays d’Europe de l’Est. Cependant, même s’il est encore trop tôt pour évaluer les chances de chaque candidat, l’actuelle DG de l’UNESCO, Irina Bokova, le Portugais Antonio Guterres et la Néo-Zélandaise Helen Clark sortent du lot, du fait de leur notoriété et expérience politique internationale, ce qui ne préjuge toutefois en rien du résultat final.
La procédure pour devenir SG des Nations-Unies est définie par l’article 97 de la charte, qui indique que le SG de l’ONU est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Ce n’est qu’en septembre 2015 que l’ONU a décidé de la mise en place des auditions publiques à travers la résolution 69/321 de l’Assemblée générale.
Celle-ci précise même quelques critères de candidature et de sélection: capacités de leadership et de gestion; importante expérience en relations internationales, aptitudes linguistiques et diplomatiques et en communication. La ou le futur(e) secrétaire général(e) des Nations-Unies entrera en fonctions le 1er janvier 2017.
Le choix du nom du futur secrétaire général est en règle générale le résultat d’un premier consensus entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, puis d’un second consensus entre les 15 Etats-membres du même Conseil, avant le vote de confirmation de l’Assemblée générale.
Il erst à noter enfin, que de nouvelles candidatures peuvent surgir d’ici l’automne. Le nom d’une 10e candidature, celui de l’ancienne vice-présidente de la Banque mondiale et actuelle vice-présidente de la Commission européenne, la Bulgare Kristalina Georgiva, circule.