Devant des invités assis sur des gradins, un genre de traîneau a glissé le long d'une courte voie installée dans le désert à proximité de Las Vegas, dans l'ouest américain, avant de freiner et de s'arrêter dans un lit de sable et un nuage de poussière.

A terme, le système testé mercredi par la startup américaine Hyperloop One est censé propulser des capsules transportant des passagers ou du fret sur des coussins d'air dans un tube à basse pression, leur permettant de parcourir en 30 minutes les quelque 600 km séparant Los Angeles de San Francisco.

L'idée de Hyperloop, considérée par certains comme de la science fiction, avait été lancée il y a trois ans par le milliardaire américain Elon Musk. Le projet suscite des offres concurrentes de plusieurs entreprises technologiques, et Hyperloop One ambitionne d'être la première d'entre elles à lui donner vie.

L'objectif de ce test n'est pas seulement de déplacer ce traîneau, mais de concevoir un système d'accélération, dont on peut augmenter l'échelle pour transporter des passagers et du fret et faire baisser les coûts, pour permettre une utilisation de la technologie dans le monde entier.

Le traîneau devrait évoluer vers une sorte de châssis pour les capsules de transport capable d'accélérer à 640 km/h en quelques secondes, avec l'idée à long terme d'atteindre des vitesses presque supersoniques. La capsule glissera sur de longues distances, assurant un transport en douceur et une faible consommation d'énergie, sans aucun sentiment d'accélération.

Hyperloop One a promis un test à échelle et vitesse réelle dans un tube de deux kilomètres d'ici la fin de cette année, sur le même site que le test organisé mercredi.