Le titre du groupe informatique américain est passé sous la barre des 90 dollars pour la première fois depuis début juin 2014. Il perdait 2,72% à 89,99 dollars vers 15h50 GMT, ce qui confère à l'ensemble du groupe une valeur totale de 492,8 milliards de dollars.
Alphabet (-0,53% à 726,68 dollars) pointait pour sa part à 498,9 milliards de dollars. Cela lui permettait donc de reconquérir le titre de première capitalisation boursière mondiale, dont il avait déjà délogé très brièvement Apple, plus tôt cette année.
Depuis son dernier pic au-dessus de 130 dollars, l'été dernier, l'action Apple a perdu presque un tiers de sa valeur. Elle semble en particulier être entrée dans une spirale baissière depuis les derniers résultats trimestriels en avril, qui avaient beaucoup déçu le marché.
En plus de la première baisse des ventes trimestrielles de l'iPhone depuis le lancement de l'appareil en 2007, la marque à la pomme avait accusé le premier recul de son chiffre d'affaires depuis 13 ans.
Ses prévisions pour le trimestre en cours, nettement en-dessous des attentes du marché, ne laissaient pas vraiment présager d'amélioration à court terme.
La fin de la croissance de l'iPhone, produit vedette et locomotive des résultats du groupe depuis plusieurs années, a relancé les interrogations sur la capacité du groupe à innover et à sortir un nouveau produit aussi révolutionnaire que le téléphone à sa sortie ou avant lui l'ordinateur Mac.
La montre connectée Apple Watch, sortie l'an dernier, représente la seule vraie catégorie de produits dans laquelle s'est lancée le groupe ces dernières années. Faute de chiffres officiels sur ses ventes, les observateurs ne peuvent que spéculer sur le succès et l'utilité réelle de cet appareil, qui reste un produit d'accompagnement de l'iPhone, de la même manière qu'un service récent comme Apple Pay.
Des rumeurs circulent aussi sur des projets dans l'automobile, mais ils pourraient ne pas se concrétiser avant plusieurs années.
(Avec AFP)