Comme les décrit le philosophe et chercheur en esthétique, Mohamed Chiguer dans la préface du catalogue de l'exposition, les tableaux de Azzedine Hachimi Idrissi incarnent la rencontre de deux mondes, qui "transportent le spectateur dans un voyage vers les archipels de l'imagination".
Le thème retenu "Cosmogonie andalouse", illustre parfaitement la thématique abordée dans les toiles. Il s'agit en effet de la rencontre entre l'univers de l'héritage iconographique morisque d'une part et le macrocosme, incarné par ses astres, ses planètes et ses nébuleuses.
Ces tableaux mettent en scène un magma de couleurs où l'infinité de la nébuleuse spatiale se heurte à la précision et à la symétrie des motifs, souvent inspirés de l'art du zellige andalou.
Le vernissage, organisé jeudi 12 mai, a connu la présence d'éminentes personnalités du monde des art plastiques et de la peinture, tels Bouchaib Falaki, Abdelkebir Rabii, Lahbib Mseffer, Abdellah El Hariri ou encore Noureddine Fathy.
Après une première exposition intitulée "Retour aux source", présentée à Casablanca en juillet 2014, et une deuxième exposition "Pont entre deux mondes", présentée à Rabat en juin 2015, l'artiste-peintre, prolifique, revient avec ce troisième accrochage, sur une thématique qui lui tient à coeur.
Né en 1953 à Casablanca, Azzedine Hachimi Idrissi est titulaire d'un doctorat en littérature française. Il a, depuis, occupé plusieurs fonctions: enseignant à la faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M'sik, médiateur culturel, et a, par ailleurs, occupé le poste de directeur du complexe culturel de Moulay Rachid en 1989.
Aujourd’hui, Azzedine Hachimi Idrissi vit à Rabat et se consacre exclusivement à sa passion: la peinture.