Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé, lundi 17 mai à Vienne, que 25 pays et institutions internationales s'étaient mis d'accord pour appuyer la démarche du nouvel exécutif libyen, qui va demander à être exempté de l'embargo sur les ventes d'arme à la Libye, en vigueur depuis 2011.

Selon M. Kerry, il s'agit pour Tripoli de pouvoir acquérir les armes nécessaires pour combattre Da'ech et d'autres groupes terroristes.

John Kerry et Paolo Gentiloni ont soutenu que la communauté internationale n'avait en revanche pas l'intention d'intervenir militairement en Libye pour soutenir le gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj.

Le chef de la diplomatie américaine a déclaré que les Etats-Unis sont prêts à fournir de l'aide humanitaire, économique et un appui en matière de sécurité au nouveau gouvernement libyen. 

La Russie, l'Arabie Saoudite, la Chine, l'Egypte, la Tunisie, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie sont notamment signataires de cet engagement, pris à l'issue d'une rencontre qui a duré moins de deux heures.

L'embargo de l'ONU sur les ventes d'armes à la Libye a été imposé au début de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, mais a été violé à maintes reprises. Il sera maintenu et même renforcé pour les factions rivales au gouvernement de Tripoli, ont assuré les participants à la réunion de Vienne.

(Avec AFP)