Les futurs produits Nokia seront conçus par une société finlandaise nouvellement créée, HMD Global. L'annonce de ce 17 mai indique également que le groupe ne fera pas d'investissement financier et ne détiendra pas de part. Nokia se contentera donc de toucher des droits pour céder sa marque pendant 10 ans. Il s'est en outre assuré un droit de regard, avec un siège au conseil d'administration de HMD Global.

Le finlandais, qui se concentre sur l'équipement en télécoms, ne peut qu'être gagnant, car il n'assumera aucun risque. Pour HMD Global, le défi est de taille. C'est certain que la marque Nokia a toujours un certain attrait sur certains marchés, mais la concurrence est rude.

Derrière cette start-up se trouve un fonds de capital-risque, Smart Connect LP, dirigé par un ex-dirigeant de Nokia, le Français Jean-François Baril. D'autres anciens cadres de Nokia sont dans l'organigramme, comme le directeur général, Arto Nummela.

L'ambition est d'investir plus de 500 millions de dollars sur les trois prochaines années, pour soutenir le marketing mondial et avancer rapidement.

Numéro un mondial des téléphones portables à partir de 1998, Nokia a accumulé les désillusions dans les smartphones, face au succès fulgurant de l'iPhone d'Apple et du système Android de Google.

Les futurs produits Nokia auront Android comme système d'exploitation. Aucune date de lancement n'a été annoncée, mais des sites Internet spécialisés croient savoir que le premier smartphone, baptisé Nokia A1, sortira début 2017.

Foxconn, l'industriel qui fabrique en Asie une bonne part des smartphones mondiaux, apportera via sa filiale FIH son savoir-faire dans la production et la distribution.

(Avec AFP)