Un sondage réalisé pour le quotidien Washington Post et la chaîne ABC et publié dimanche donne un léger avantage à l'homme d'affaires, crédité de 46% contre 44% pour la candidate à l'investiture démocrate.
Hillary Clinton conserve une légère avance dans un autre sondage publié dimanche également et réalisé pour la chaîne NBC et le quotidien Wall Street Journal, avec 46% contre 43% à l'homme d'affaires.
La nette avance que possédait l'ancienne sénatrice de l'Etat de New York depuis le début de la campagne et qui dépassait encore dix points en moyenne il y a un mois, a fondu.
Elle a pourtant fait évoluer son discours dimanche, affichant sa volonté de se démarquer de celui de Donald Trump.
L'ancienne secrétaire d'Etat a invité le camp démocrate, en premier lieu les supporters de son rival Bernie Sanders, à concentrer leurs efforts contre le promoteur milliardaire.
Elle a mis en avant les déclarations et les propositions de Donald Trump en matière de politique étrangère, qu'elle considère comme iconoclastes.
L'homme d'affaires a ainsi proposé notamment de faire exécuter les familles de terroristes, de laisser davantage de pays se doter de l'arme nucléaire et de dialoguer avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, dont il s'est dit admiratif.
Pour elle, Donald Trump n'a apporté "aucune preuve" de ce qu'il était en mesure de "Rendre à l'Amérique de sa grandeur" (son slogan "Make america great again").
Invitée à résumer le sens de sa campagne, Hillary Clinton a dévoilé un nouveau slogan: "Nous sommes plus forts ensemble" ("We're stronger together").
"Nous avons besoin d'unifier notre pays", a-t-elle professé, assurant que, bien que créditée d'une majorité d'opinions défavorables, elle était en mesure de rassembler.
Elle a ainsi rappelé qu'elle avait su collaborer avec les républicains lorsqu'elle était au Sénat ou secrétaire d'Etat.
(Avec AFP)