Le mouvement islamiste n'a pas officiellement confirmé cette information, mais des cadres talibans ainsi que le gouvernement afghan ont annoncé dimanche le décès du chef insurgé la veille dans une frappe de drone.
A la tête des talibans depuis l'annonce surprise l'été dernier de la mort du mollah Omar, fondateur du mouvement, le mollah Mansour, initialement considéré comme partisan des efforts de paix, a mené les talibans vers leurs plus grandes avancées militaires depuis la chute de leur régime en 2001.
Sa mort est "une étape importante dans notre effort au long cours pour ramener paix et prospérité en Afghanistan", a estimé le président américain dans un communiqué.
Pour M. Obama, Mansour était un "dirigeant d'envergure, qui participait de façon récurrente à des opérations et à des projets pouvant nuire au personnel américain et qui résistait aux efforts de paix et de réconciliation susceptibles de mettre fin à des décennies de guerre en Afghanistan".
Il était par conséquent "de ma responsabilité en tant que chef des armées de (…) m'assurer qu'on envoie un signal fort aux talibans et aux autres pour dire que nous sommes prêts à protéger les nôtres", a-t-il déclaré à Hanoï, devant la presse.
"Les talibans devraient saisir cette opportunité pour suivre la seule véritable voie pour mettre fin à ce conflit: en rejoignant le gouvernement afghan dans un processus de réconciliation", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.
Les Etats-Unis, ainsi que la Chine, l'Afghanistan, et le Pakistan, considéré comme parrain historique des talibans, tentent depuis janvier de relancer un dialogue de paix entre Kaboul et les talibans, sans résultats probants à ce stade.
(Avec AFP)