On ne sait pas encore si Angela Merkel entendra l’appel de l’hebdomadaire londonien. Mais les oreilles de Ban Ki-moon ont dû siffler, lorsqu’il a appris ce que The Economist a publié cette semaine. Dans deux articles du 19 puis du 21 mai le magazine écrit: "Le secrétaire général sortant Ban Ki-moon, dont le mandat s’achève à la fin de l’année, est largement vu comme un échec en termes d’administration et de gouvernance."
"Pour sa défense, il a essayé de réduire la multiplicité des organismes onusiens et il a supervisé la conférence sur le climat de Paris". Mais The Economist n’oublie pas d’ajouter: "L’ONU est boursouflée, ne rend apparemment pas de comptes et est paralysé par la bureaucratie".
"Peu de gens sont virés et les abus sexuels des casques bleus et la corruption ont été traités de manière trop légère". The Economist rappelle que Ban Ki-moon est le "chief administrative officer" de l’ONU.
"Même après neuf ans à ce poste, il est capable de trébucher, le plus récemment en qualifiant la présence du Maroc au Sahara d’occupation", souligne l’hebdomadaire londonien.
The Economist parle de "l’un des pires secrétaires généraux" qu’a connus l’ONU. A Séoul, Korea Times titre son article sur cette appréciation.
The Economist aborde la question de la succession de Ban Ki-moon en rappelant le nombre important de candidates et de candidats des pays de l’Est, mais aussi les candidatures du Portugais Antonio Guterres et de la Néo-Zélandaise Helen Clark.
Mais The Economist ne s’arrête aux neuf candidats déclarés. Il appelle la chancelière allemande Angela Merkel à se présenter au poste de secrétaire général des Nations-Unies.
Ban Ki-moon pense aux élections en Corée du sud.
Les articles commentant le style de Ban Ki-moon à la tête de l’ONU ont été repris à Séoul. La Corée du sud vivra des élections présidentielles en 2017 et Ban Ki-moon figure parmi les éventuels candidats les plus appréciés dans les sondages. Il figure dans le duo de candidats de tête.
Si Ban Ki-moon devient président de la Corée, la diplomatie marocaine devra s’adapter. Après Istanbul et le Sommet humanitaire mondial, Ban Ki-moon doit se rendre au Japon pour le sommet du G-7. Il a prévu une escale d’un peu plus de 24 heures à Séoul. «Pour y voir des membres de sa famille», a indiqué son porte-parole à New York.