Dictature, tribalisme, corruption. Tels sont les maux qui constituent le legs de Mohammed Abdelaziz à la tête du polisario, selon Mahjoub Salek. Pour rappel, ce dernier est co-fondateur du polisario et coordinateur de "Khat Achahid", un mouvement dissident, qui soutient le plan d'autonomie proposé par le Maroc et rejette la représentativité du polisario.

Voici notre sélection des propos tenus par Mahjoub Salek:

"Abdelaziz a laissé des institutions vides. Il a basé son système dans les camps sur le tribalisme et cela, tout le monde le sait."

"Après 40 ans de tyrannie et 25 ans de négociations inutiles et sans résultats, la situation des réfugiés ne s'est pas améliorée. Pour le moment, il n'y a aucune solution viable à ce conflit."

"Les autres leaders qui entouraient Abdelaziz, n'étaient que des figurants, destinés à embellir sa dictature. Le défunt a institutionnalisé la corruption, les privilèges et le tribalisme. C'est ce qui a provoqué une hémorragie au sein du polisario et une fuite des cadres et des jeunes vers le Maroc ou l'Europe."