Le marché de la logistique et du transport de marchandises a généré, entre 2009 et 2014, environ 11.800 créations nettes d'emplois, a annoncé, mercredi 22 juin à Rabat, le directeur général de l'Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL), Younes Tazi.

Le secteur de la logistique et du transport de marchandises s’est classé 4e secteur pourvoyeur d’emplois après le commerce, la pêche et l’immobilier, devançant les secteurs des télécommunications, des services financiers et du tourisme, a souligné M. Tazi lors d’une rencontre sur "l’évaluation des réalisations de la stratégie logistique nationale et perspectives d’évolution du secteur".

Par ailleurs, le marché de la prestation logistique a connu une importante croissance au titre de la même période, avec un chiffre d’affaires, qui est passé de 17 à près de 21 milliards de DH, soit une croissance moyenne annuelle de 5,2%, a-t-il noté.

Pour sa part, l’offre de formation dans les métiers logistiques a connu une progression significative en nombre d’établissements et de filières au titre de la période 2014-2015, a souligné le responsable, précisant que le nombre d'étudiants suivant une formation dans les métiers logistiques pendant la même période a atteint 7.325, dont 2.890 dans les établissements privés et 4.435 dans les établissements publics, contre 2.500 étudiants en 2010.

Environ 120 établissements disposent au moins d’une formation en logistique, dont 67 établissement privés et 23 publics, offrant environ 220 cursus en la matière, avec une capacité totale de 7.200 étudiants, a expliqué le responsable, ajoutant que ces cours se répartissent sur 150 catégories destinées à l’enseignement supérieur et 70 autres de formation professionnelle.

Lancée en 2010, la stratégie logistique marocaine prévoit la mise en œuvre de chantiers multiples, en l’occurrence la mise en place d’un réseau national de zones logistiques à l'horizon 2030, réalisé progressivement, dans le cadre de schémas régionaux mobilisant du foncier en majorité public et conçu en concertation avec les acteurs locaux sur la base des besoins actuels et prévisionnels de ces territoires.

Elle entend également l’accélération de la modernisation du secteur, à travers des plans d’actions sectoriels d’optimisation des flux logistiques, des actions favorisant l’émergence de logisticiens intégrés et performants, un plan national global de développement des compétences en logistique et le renforcement de la gouvernance du secteur, via la mise en place d’instances dédiées que sont l’Agence marocaine de développement de la logistique et l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique.

(MAP)