Parmi les morts se trouvent 13 ressortissants étrangers, dont trois ont la double nationalité, a indiqué un communiqué, précisant que 130 blessés étaient toujours traités dans des hôpitaux de la ville.
Parmi les 13 étrangers tués, figurent 5 Saoudiens, 2 Irakiens, un Tunisien, un Ouzbek, un Chinois, un Iranien, un Ukrainien et un Jordanien, selon un responsable turc.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rapidement exhorté la communauté internationale à une "lutte commune" contre le terrorisme, dans un communiqué. "Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le mois du ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs", a dit le chef de l'Etat.
Enorme boule de feu
Le président français François Hollande a "condamné fermement" un "acte abominable", tout en appelant lui aussi à un renforcement de la coopération internationale en matière de lutte antiterroriste.
A Washington, un porte-parole de la Maison blanche a condamné ces attaques "abominables", tout en promettant le soutien des Etats-Unis à Ankara. Le sécrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "condamné l'attaque terroriste" et a lui aussi réclamé une coopération internationale accrue.
La télévision turque a diffusé des images très impressionnantes sur lesquelles on voit un policier tirer sur un assaillant puis celui-ci, blessé, tomber au sol en actionnant sa charge.
Un grand mouvement de panique s'est emparé du terminal des vols internationaux, lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont d'abord été entendues.
Des photos et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une énorme boule de feu à l'entrée du terminal et des membres de la sécurité en train de faire évacuer des passagers qui hurlaient dans des couloirs, pris de panique.
On voyait aussi des passagers gisant au sol. Un photographe de l'AFP a vu des corps recouverts de draps à l'aéroport, jonché de bagages abandonnés. Des centaines de policiers et de pompiers étaient sur place.
"J'attendais mon vol pour Tokyo et soudain plein de gens se sont enfuis et je les ai suivis. J'ai entendu des coups de feu et c'était la panique", a expliqué à l'AFP une Japonaise, Yumi Koyi.
Oftah Mohammed Abdullah, une femme de nationalité non précisée, raconte à l'AFP avoir vu l'un des assaillants: "Il avait une écharpe rose, une veste courte et avait caché un fusil (dessous). Il l'a sorti et a commencé à tirer sur les gens. Il marchait comme un prophète".
Les télévisions montraient en boucle des scènes de pagaille devant un grand hôpital proche de l'aéroport, Bakirkoy, submergé par des proches cherchant à avoir des nouvelles de voyageurs.
M. Yildirim a visité dans la nuit cet établissement et s'est rendu au chevet des blessés. "Je vous présente mes condoléances", a-t-il lancé à son arrivée à l'hôpital aux gens réunis devant l'entrée, accompagné d'un imposant dispositif de sécurité, selon les chaînes de télévision.
Le Premier ministre est arrivé d'Ankara à l'aéroport d'Atatürk quelques heures seulement après le triple attentat. Tous les vols ont été suspendus au départ d'Atatürk, le plus grand aéroport de Turquie et le 11e dans le monde, avec ses 60 millions de passagers en 2015.
Puis le trafic aérien a pu reprendre à partir de 03h00 locales (0h00 GMT) mercredi, selon M. Yildirim. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont dénoncé la proximité présumée du régime "islamo-conservateur" du président Erdogan avec Da'ech en Syrie voisine, une thèse toujours démentie par les dirigeants au pouvoir en Turquie.
(Avec AFP)