A la 39e position, il fait largement mieux que des pays comparables tels l’Egypte, la Tunisie ou l’Arabie saoudite pour les affinités culturelles et la zone MENA, Moyen-Orient/Afrique du Nord.

En raison de la détérioration de l’image et des événements sécuritaires en Turquie mais aussi en Belgique et en France, le Maroc tire très bien son épingle du jeu.  En 2015, le Brésil et l’Afrique du Sud ont vu leur réputation baisser pour des raisons d’instabilité politique et d’insécurité urbaine.

Il est à noter que le royaume est l’un des pays des la zone Méditerranée/ Moyen-Orient qui marque le plus de points sur le plan de la sécurité.  Et si les touristes européens (UE) sont un peu moins nombreux à visiter le Maroc cette année, en revanche les Russes, les Emiratis ou les Saoudiens ne s’y trompent pas ainsi que les voisins algériens et les Marocains d‘Europe et du Canada.

La bonne réputation crée de la valeur

Les auteurs de l’étude sur la réputation des pays notent d’ailleurs que celle-ci influe de manière sensible sur le secteur du tourisme, le niveau des exports avec un attrait/ séduction plus fort des produits en provenance d’un pays à la haute réputation, une meilleure diplomatie, plus d’investissements étrangers et l’arrivée de plus de talents étrangers.

Force est de constater que l’impact pour le Maroc de ces cinq critères au cours de l’année 2015 et du premier semestre 2016 a été globalement positif. Le tourisme et les exportations se tiennent, Rabat a engagé et gagné quelques batailles diplomatiques délicates en Europe, aux Nations Unies, en Afrique et dans le monde arabe. Les investisseurs étrangers sont plus nombreux.

La bonne réputation d’un pays induit une partie tierce à conseiller de visiter le pays, d’y vivre, d’y travailler, d’y investir et d’en acheter des produits et services ou y étudier ou aller assister à un événement qui s’y passe.

Parmi les trois critères qui contribuent de manière déterminante à forger la bonne réputation d’un pays, le Maroc étant classé 39e sur 70 pays pour l’édition 2016 de ce RepTrak, figurent l’existence d’une économie “avancée“ -Installation de Peugeot à Kénitra ou de nouvelles enseignes hôtelières à Marrakech-, un environnement attirant et respecté –le contraire de l’invasion de plastique à Asilah cet été ou de poubelles qui débordent à l’entrée de la Forêt diplomatique de Tanger près de Qatari Diyar- et un gouvernement effectif.

 Sur ce dernier point, nos candidats aux législatives du 7 octobre prochain et candidats aux maroquins du prochain gouvernement savent désormais ce qui leur reste à faire pour que tourisme, exports, diplomatie et investissements étrangers se portent mieux et au bénéfice du pays. Une réputation, rappellent les auteurs de RepTrak, met du temps à se bâtir mais peut être ruiné en un rien de temps.

Notons que le Maroc est classé 39e, l’Irak dernier (70 sur 70) et l’Algérie 64e… devant la Russie.