Un communiqué de la wilaya de Dakhla Oued Eddahab publié ce mardi 16 aout au matin, indique que des forces de sécurité et de la douane, mènent des opérations de “nettoyage“ dans la région depuis dimanche 14 aout.
Ces opérations visent la contrebande et les échanges commerciaux illicites, selon le communiqué. Plus de 600 carcasses de véhicules abandonnés ont été enlevées.

Le communiqué ne précise pas quelles sont les forces sécuritaires en question, mais selon tous les témoignages publiés dans la presse et les réseaux sociaux, il s’agit de militaires et de gendarmes.
Ces opérations se déroulent à l’extérieur du “mur“ de défense (carte ci-dessus, le mur est en rouge, la zone concernée est entourée d'un cercle bleu), au-delà du seul point de passage frontalier entre le Maroc et la Mauritanie. Ce point de passage est le lieu d’un flux continu de marchandises, de passagers et de véhicules, entre les deux pays et plus généralement à destination du Maroc ou de l’ouest africain.
Chez les habitants de la région, ce petit no mans land est appelé "Kandahar", en d'autres termes une zone de non-droit.
Cette région est longue de 7 km. Selon des sources fiables, le Maroc a entrepris de réaliser une route goudronnée sur les 7 km qui séparent Guergarat de la Mauritanie, entourant cette future route de barbelés, pour l’isoler de tout trafic.
La situation sécuritaire dans la région est devenue dangereuse, en raison de la présence concomitante de contrebandiers, d’armes et de risques terroristes.
Cette opération s’effectue probablement en coordination avec l’armée mauritanienne et les Nations Unies en ont été préalablement informées.
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Le Maroc ne veut manifestement pas donner une grande ampleur à cette opération puisque le communiqué est signé de la wilaya de Dakhla et non d'un département central.