D’après cette étude, ces désastres ont coûté la vie à 6.000 personnes, mais globalement la première partie de l'année s'est avérée moins meurtrière.

"Le nombre de victimes recensées est moitié moins qu'au premier semestre de l'année 2015, marqué notamment par le séisme au Népal", expliquent les experts de Swiss Re.

Les seules catastrophes naturelles ont occasionné l'essentiel des pertes entre janvier et juin, soit 68 MMUSD, révèle l’étude, précisant qu’il s’agit de 48% de plus qu'à la même période en 2015, mais bien en deçà de la moyenne sur dix ans (102 milliards).

En mai dernier, le gigantesque incendie qui a sévi à Fort McMurray, dans l'ouest du Canada, a pesé 3,6 MMUSD, dont 2,5 MMUSD de pertes couvertes, estime le réassureur zurichois. Pour le secteur de l'assurance, ce fut l'un des feux de forêt les plus coûteux de son histoire.

Globalement, les assureurs ont déboursé 31 MMUSD, soit 51% de plus qu'en 2015, selon les chiffres préliminaires. Les pertes assurées dues aux désastres naturels ont bondi de 75% pour atteindre 28 MMUSD, tandis que celles consécutives aux sinistres causés par l'homme sont en recul d'un bon tiers, à 3 MMUSD.

Les violentes tempêtes qui se sont abattues sur les États-Unis, notamment en avril au Texas, ont engendré des pertes économiques évaluées à 9 MMUSD (dommages matériels et interruptions d'activités).

La facture des inondations survenues en Europe au printemps, surtout en France et en Allemagne, se monte à 4 MMUSD.

En avril, le séisme qui a secoué le Japon tuant 64 personnes, a entraîné des pertes qui se chiffrent entre 22 et 48 MMUSD, dont 5,6 MMUSD assurés.

(Avec MAP)